Ce samedi 5 septembre nous avons achevé le déroulé de l’histoire de la cosmologie de Richard Taillet.
Dès 1927, Georges Lemaître avait montré que l’Univers était en expansion, théorie qui fut vérifiée ensuite par les observation de l’astronome Hubble. Puisque l’Univers était en expansion, il avait un début et en 1931 Lemaître proposa la théorie de l’atome primitif. Ce modèle était révolutionnaire, avant lui les modèles comme ceux d’Einstein ou de Sitter décrivaient un Univers statique. Lemaître introduisit la notion de commencement et d’évolution. Dans les années 1940, Gamow affinera le modèle de Lemaître.
Opposé à l’idée d’un Univers ayant eu un commencement, Fred Hoyle défendit la théorie de l’état stationnaire. Selon ce modèle, l’Univers s’étend mais reste inchangé grâce à la création continue de matière.
En 1965 Arno Penzias et Robert Wilson deux ingénieurs aux laboratoires Bell ( ce même laboratoire qui inventa le transistor en 1947) ont capté le rayonnement fossile prédit dans les années 1940 par George Gamow. Cette découverte fondamentale confirma le Big Bang et réfuta définitivement la théorie de l’état stationnaire de Fred Hoyle.
A la fin des années 1930, le physicien allemand Hans Bethe identifie les réactions de fusion nucléaire et décrit notamment le cycle CNO où le carbone 12 sert de catalyseur pour transformer l’hydrogène en hélium. ( Hans Bethe est né en 1906 en Alsace alors allemande. Il s’exile aux Etats-Unis pour fuir le nazisme et deviendra l’un des piliers du projet Manhattan en dirigeant la division recherche théorique.)
Dans les années 1950 Fred Hoyle fit d’importantes découvertes sur la nucléosynthèse stellaire et montra que c’est au cœur des étoiles, par réaction nucléaire, que la matière légère est transformée en éléments plus lourds, il a notamment prédit un état d’énergie spécifique du carbone 12 permettant d’initialiser ces réactions.
Vivement la conférence de Joël Moreau le 19 septembre prochain qui développera ces différents aspects.

